«Opéra Urbain» - Les Contes d’Andersen au Festival Hip-Hop et des Cultures Urbaines


Depuis le début de l’année, la Camera delle lacrime a convié des jeunes dionysiens à des ateliers à la Ligne 13. 
Le but : partager la scène avec des pros pour un «Opéra Urbain».

Dans le cadre du Festival hip-hop et des cultures urbaines, la Camera delle lacrime présente à la Ligne 13 une soirée Opéra Urbain née de rencontres entre artistes et habitants, entre époques et cultures différentes. 

«Il s’agit d’une création mêlant les esthétiques», annonce le metteur en scène Khaï-dong Luong qui, avec le ténor Bruno Bonhoure et Olivier Cornélius, l’administrateur de l’association basée rue Denfert-Rochereau, conduit le projet.
«L’idée de départ était d’encourager des jeunes de Saint-Denis à participer à des ateliers avec l’objectif de monter sur scène avec des artistes professionnels», poursuit-il. Les ateliers ont démarré début 2013, autour des contes d’Andersen.

«Avec la Camera delle lacrime, nous aimons travailler sur des textes ou des musiques du répertoire en considérant la résonance qu’ils ont de nos jours, l’écho que ces œuvres prennent lorsqu’elles sont interprétées par des hommes et des femmes d’aujourd’hui», ajoute Bruno Bonhoure. Ici, il s’agit donc de quatre contes de l’auteur danois Hans Christian Andersen (1805-1875) dont certains sont très connus comme La Princesse au petit pois et Les Habits neufs de l’empereur, et d’autres moins comme Le Garçon porcher et La Théière.

«Ces textes sont pour nous des matériaux vivants : ils seront lus, dits, chantés. Écrits au XIXe siècle, ils sont mis en gestes en 2013. Du conte au slam et au théâtre, ils deviennent des paroles actuelles», dit Bruno Bonhoure. Et Khaï-dong Luong ajoute : «Nous sommes très respectueux de ce patrimoine mais nous le donnons à restituer par des gens d’ici et d’aujourd’hui. C’est à cette construction qui reflète ce double aspect que nous voulons tendre. Et c’est quelque chose qui colle parfaitement à Saint-Denis, riche de son histoire, de sa basilique et de sa contemporanéité avec sa population mêlée…»

Aux côtés de Bruno Bonhoure et de Khaï-dong Luong, un steelband d’Aubervilliers, des slameurs et des danseurs de hip-hop, un chœur de jeunes femmes de Saint-Denis et de Paris 8, des chanteurs kabyles composeront autour de contes de fée cet Opéra Urbain qui se veut un reflet d’aujourd’hui.

(Benoît Lagarrigue)



Mercredi 6 novembre à 20 h 30 à la Ligne 13 (place de la Résistance-et-de-la-Déportation à Saint-Denis)

Tarif : 8 €. Tél. : 01 83 72 20 90


Musiquer par "le Coeur" pour donner des Ailes

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